CULTURE - Tourisme

   

 

Parcours-découverte d'Ouffet et de ses environs (Ouffet) 

 

OUFFET

Important bourg mentionné pour la première fois en 1096 et dont l'histoire est liée à celle de ses deux tours fortes.
Il appartenait à l'église St‑Lambert et continua à dépendre de la mense épiscopale jusqu'à la Révolution. 
De nombreuses seigneuries existaient sur son territoire.

Le long de la grand-route Liège-Hamoir, il vous est loisible d'admirer des  constructions datant essentiellement des XIX et XXI siècles.
Gardée par ses marronniers, la Grand'Place centrale d'où rayonnent plusieurs chemins le long desquels s'alignent les bâtiments les plus anciens: église, tour, château, grosses fermes.



La Ferme SCHEEN 
Rue du Village, 15

Grande ferme en quadrilatère, élevée au XVIIIe siècle sur un noyau du XVIIe siècle et remaniée aux XIXI et XXesiècles. 
Maçonnerie de moellons de calcaire assisés. Belle cour pavée à fumière centrale. 
A l'angle ouest, portail cintré à clavaux et piedroits harpés avec chasse-roues. 
L'aile à rue est occupée par le corps de logis. En façade, coutures et mélange de matériaux (grès et calcaire). 
Baies rectangulaires sur deux niveaux. Annexe récente contre le rez-de-chaussée. 
Diverses remises à charrettes, étables, bergeries sont contenues dans les autres bâtiments refermant la cour. 
Toitures en bâtière de tuiles en S sur tous les bâtiments.


La Ferme BAYE
Rue du Perron, 33

Ferme en quadrilatère groupant des bâtiments en moellons de grès sous bâtières de tuiles en S, autour d'une cour carrée. Bâtie dans le second tiers du XVIIII s., elle subit des remaniements au XIX's. 
Il n'y a plus de portail d'entrée. Précédé d'une terrasse percée d'une entrée de cave, le corps de logis est élevé sur deux niveaux et demi. Baies à linteaux droits sur piedroits harpés et jours carrés sous bâtière de tuiles en S. 
L'aile à rue est occupée par une grange accessible depuis la cour par une porte charretière tandis que les autres bâtiments contiennent diverses étables, bergeries et fenil.

 


La Tour de Justice 

 

Le Bâtiment

La construction d'une forteresse à Ouffet remonte à 1124 sous l'impulsion de Henri Il évêque de Liège. 
C'est un des moments les plus intéressants de la localité. Le bâtiment actuel date de 1593; à cette époque, les manants d'Ouffet souhaitent restaurer la tour en ruine afin de protéger des "pilleries des gens de guerre, 
voleurs et brigands." (Remarquez l'orthographe de l'époque, dans cette expression! 
Ces manants adressèrent une requête à la Chambre des Comptes de Son Altesse à Liège pour, à l'aide des pierres tombées "sur le même bien avec le cimetière y joint, faire réparation et ériger un fort pour soy illecque pouvoir contre garder et retirer leur dite personne et biens." Les deux pavillons furent ajoutés en 1732.


La Fonction

Appartenant à l'Evêque de Liège, elle était le siège de la Haute Cour de Justice. 
La tour était donc le centre administratif du village. Les actes qui émanaient de la Cour de Justice étaient:

1
. D’ordre privé: le plus souvent ventes, échanges, locations, rentes de 
    terres;
2. D'ordre public : la Cour de Justice était chargée de faire appliquer les 
    ordonnances du Chapitre de Saint-Lambert et d'administrer le village.

Ainsi en était-il des privilèges accordés aux habitants, de la réglementation des coupes de bois communaux, de l'organisation des assemblées des manants, de la perception de la taille (impôts), de l'inspection des chemins, des différents multiples de la vie villageoise...

Ouffet a connu au cours du XVIle siècle de nombreux procès de sorcellerie. 
Neuf procès nous sont actuellement connus, allant de 1614 à 1626. Au cours de cette période, il y est question de quatre femmes et de cinq hommes.
Cinq furent condamnés au bûcher, un fut banni à perpétuité de la principauté, un autre fut relaxé, quant aux deux derniers, nous ignorons tout de la sentence.

 

 

L' Eglise paroisse Saint‑Médard 
Rue du Perron

L'édifice en briques et calcaire rebâti de 1775 à 1782 et doté, en 1860, d'une tour néo‑classique, comme la façade qu'elle surplombe. Chœur à chevet plat reconstruit en 1911 sur les plans de l'architecte E. Jamar. 
Droit de patronage donné par l'évêque de Liège Eracle en 965 au chapitre de St - Martin. 
Vaisseau en briques sur haut soubassement de moellons de grès et de calcaire. 
Tour coiffée d'une courte flèche octogonale, surmontée d'une croix en fer forgé.

A l'intérieur, cadre rénové avec son mobilier en chêne du XVIlle s. (croix triomphale, confessionnal, 
chaire de vérité, ... ), ses dalles funéraires, son maître-autel en pierre de taille, du milieu du XIXe S. sculpté 
par un artisan local, exposition de divers objets de culte, propriété de la fabrique d'église d'Ouffet.


 

 

Le Château ferme d'Ouffet
Rue du Perron, 15

La partie ferme est la plus ancienne de l'ensemble, construite en moellons de grès et calcaire avec donjon au S‑E (La tour jointive à une maison en pierre est déjà mentionnée en 1314).
L'accès au donjon se faisait jadis directement à l'étage par une porte cintrée. 
Rares et petites baies d'origine, à linteau droit, autrefois protégées par des contrevents. 
Dans le prolongement du donjon, ancienne grange à entrée charretière cintrée rebouchée et étables sous fenil. 
La travée droite en moellons de calcaire réglé date du XVIlle S. Toitures en bâtière de tuiles en S. 
Cour fermée au N‑E par un petit bâtiment remanié, appuyé contre la façade du château et couvert 
d'une Mansarde percée de lucarnes à fronton triangulaire.


 

 

La Croix du Tôt 
Rue Es Tôt

Croix d'occis commémorant la mort du seigneur Claude de Heid. 
Le 4 août 1614, le seigneur Claude de Heid, mayeur de Jenneret, résidant à Himbe, fut assassiné dans le Tôt. 
Une légende veut qu'il ait été la victime de deux maris de sorcières, condamnées et brûlées par la Cour de JUSTICE sous l'instigation du seigneur de Himbe. 
Il est vrai que Marguerite de Warre et qu'Aylid le Hayelin (les deux sorcières) furent exécutées à Ouffet en 1614.La mémoire collective aura sans doute assimilé les deux histoires. 
Une autre histoire colportée par les Ouffetois de l'époque raconte que le seigneur de Jenneret aurait été tué par un coup d'arquebuse d'un manant du Tôt qui, pour se disculper, dut enfoncer des clous dans la croix.
La croix fut érigée en 1615 et on peut y lire: « Se 4 iovr d'aoust 1614 at este occy i honore Sr Qlavre de Hay sivre de se covnt av liev degeret maievr dv ban Dov(ffet) et eschevi des home feodadla cote dlouge pries diev povr son âme».

 

 

La Ferme du château de Himbe
Himbe, 2

Située au N‑0 du château et contiguë à celui-ci, grosse ferme en quadrilatère, du XVIIIe siècle, accessible par une tour porche au S. Maçonnerie en moellons de calcaire. 
Entrée charretière cintrée, et petites baies à linteau droit à l'étage. 
Côté cour, entrée vers château bouchée. Arc cintré avec grosse clé trapézoïdale datée de 1622. 
Armoiries martelées. Contre la tour porche, corps de logis de deux niveauxet demi. Dépendance agricole en ressaut vers l'extérieur prolongeant l'habitation. 
Contre son pignon , au S. du quadrilatère tour d'angle coiffée d'un pavillon d'ardoises à coyaux sommé d'une belle girouette à tête de loup- Au N. de la tour porche, dépendances transformées. 
Fermant la cour au N‑E, seconde habitation avec tourelle circulaire coiffée d'une toiture d'ardoises à huit pans sur coyaux. Au N‑0, grange à entrées charretières cintrées. Toiture en bâtière.

 

 

Le Gros Chêne 
Rue Brihi Tiyou

Plusieurs fois centenaire, cet arbre classé, repris comme point de repère sur les cartes militaires, était jadis appelé « le chêne des macralles ». Il était autrefois témoin des sabbats dont parlent les procès de sorcellerie qui se déroulèrent à Ouffet au 17e s. Il a aussi été considéré comme un arbre guérisseur et sacré. Dans les années 1930 encore, on portait un clou sur la dent malade ou un chiffon frotté sur un membre endolori et on allait, soit ficher le clou dans l'arbre, soit nouer le chiffon autour du tronc. Cet arbre prenait sur lui toute la douleur du malade. Ce gros chêne accueille toujours des fidèles qui déposent régulièrement des fleurs au pied de ses racines.

 

 


La Haute Ferme 
(ferme WAUTELET)

Elle est dominée par le haut volume du logis, à l'allure de tour massive, auquel elle doit son nom. 
L'ensemble des bâtiments est disposé en U autour d'une cour rectangulaire jadis occupée par une fumière. 
Logis massif, perpendiculaire, en moellons de grès et de calcaire assisés, de style mosan (2e moit. Du XVIII s.), 
de plan rect., sous bâtière à croupettes, prolongé au N. par un second massif quadrangulaire, un peu plus bas. 
Très belle girouette ajourée. Pignon sur la rue à cinq niveaux de hauteur décroissante, les deux supérieurs dans les combles. Dans le prolongement du logis, étables sous fenil; 
moellons de grès et de calcaire assisés ; toiture en bâtière de tuiles en S. ; percements remaniés où subsistent une porte et une gerbière harpées (fin XVIle S.). L'aile 0., perpendiculaire, ferme la cour et contient une grange ; 
maçonnerie et couverture identiques.

 

 

La Ferme GILLET
Rue de Temme, 5

Imposante ferme en quadrilatère, autour d'une vaste cour rectangulaire en pente ancienne fumière centrale. 
Accès par un portail en plein cintre à clé et piedroits harpés. A l'O., important corps de logis perpendiculaire sur caves hautes (mil. du XVIle s.) en briques et calcaire, avec ancres à double volute. 
Soubassement en moellons de calcaire réglés. Perron d'une volée droite percé d'une porte vers les caves. 
Des bandeaux prolongent les appuis, les traverses et les linteaux et se poursuivent à droite du logis proprement dit; 
cette partie est occupée au rez par des étables. 
Très beau puis en moellons de calcaire, couvert d'une bâtière d'ardoises perpendiculaire au logis. 
Au S., le long de la rue, étables sous fenil en moellons de calcaire sous bâtière. 
Perpendiculaire et fermant la cour,un volume plus haut, en moellons de calcaire, également sous bâtière ancienne grange en double large du XVIIeS. Au N., face à l'entrée, très vaste grange en long aménagée 
à la fin du XVIIII s. sur un noyau du début du XVIe S. 


 

 

LIZIN

Situé au N. d'Ouffet, intéressant hameau implanté dans un vallon marécageux et composé d'un donjon du Mlle s. 
et de deux vastes exploitations agricoles,l'une du déb. du XVVI s., l'autre du tout déb. du XVIle S. 
La seigneurie de Uzin était en possession de la famille de Crisengnée au Moyen Age. Elle la conserva jusqu'en 
1740 environ puis elle passa par héritage au comte d'Argenteau de Mehagne, chanoine de St - Lambert à Liège. 
Le hameau possédait une chapelle mentionnée à la fin du XIlle S. Celle‑ci encore en place au XVIl le s., 
était alors propriété du baron de Calvart.

 

 

Ferme de la Maison Forte 
(Ferme SIMON)Lizin, 1

Dominant le chemin, important quadrilatère fortifié, aujourd'hui ouvert au S.‑E. Maçonnerie de moellons de calcaire 
pour les plus anciens bâtiments, rehaussés de moellons de grès. Accès jadis par une tour‑porche au S. 
De part et d'autre de celle‑ci, ancres réparties sur deux niveaux formant la date de 1602. 
Au pignon, aire d'envol de colombier en calcaire. Corps de logis en ressaut vers le S.‑E. et perpendiculaire 
au porche. Angle E., largement arrondi, avec ouvertures de tir protégeant l'entrée charretière. 
Nombreuses ancres en S. Façade sur la cour réaménagée au déb. du XIX' s. 
Beau volume de l'aile N.‑O. occupée aujourd'hui par des étables. Ancienne grange. 
Pignons percés de trous de boulins. Bâtière de tuiles en S. à coyaux. Bergerie à l'extrémité N. de l'aile E., 
en maçonnerie de moellons de grès plats. A l'angle S.‑E., tourelle circulaire rehaussée.
Ouverture de tir. Toit plat. A l'écart, au S., remise et four à pains en moellons de grès. 

 

 

 

ELLEMELLE 

Très ancienne paroisse citée dès 1005 et dont le collateur et le décimateur en était la collégiale Ste - Croix 
de Liège La seigneurie d'Ellemelle dépendait de la mense épiscopale. Le village, à vocation agricole,se compose 
de grosses fermes, pour la plupart du XVIIes., regroupées en bordure de la route principale jusqu'à l'église. 
Fait exceptionnel, aucune construction neuve ne dénature le centre ancien, de grande qualité architecturale.
Les constructions en grès y dominent, apportant à l'ensemble une belle couleur ocre.

 

Ferme MULLENS 
Rue Autour de l'Eglise, 7

Importante ferme en quadrilatère groupant ses bâtiments du XVIII s. en moellons de grès autour d'une cour carré
( Au N.‑E., tour‑porche coiffée d'une haute bâtière à croupe et coyau sur blochets. 
Entrée charretière cintrée sur piedroits harpés. A droite. du porche, corps de logis percé de deux petites baies 
chaînées vers l'extérieur. Côté cour, transformation totale de la façade présentant aujourd'hui de grandes fenêtres 
rectangulaire. Petite dépendance aveugle sous appentis prolongeant la tour­porche à g. Face au logis, grange 
plus tardive à porte charretière à encadrement de briques. Au S.‑O., bergerie accessible par une porte cintrée et 
étables sous fenil. Remises et étables sous fenil au N.‑E. 

 

 

WARZEE

Gros village dont le centre ancien se compose principalement de quelques exploitations agricoles en calcaire, 
groupées près de l'église. Importante extension aux XIXe et XXeS., le long de la grand - route et d'axes perpendiculaires. 
A cette époque, utilisation plus large de la brique pour les constructions. Warzée ne fut détaché d'Ouffet et qu'en 1687.

 

Ferme COLLIN
Rue de l'Eglise, 7

Belle ferme du XVIle s., en moellons de calcaire assisés. Au fond de la cour, intéressante habitation composée de
deux volumes distincts et d'une tour carrée. Coiffé d'une bâtière d'éternit à croupe et coyaux, volume principal daté 
de 1669 par un ancrage à l'arrière. Second volume accessible côté cour par une porte percée dans la façade pignon. 
Bàtière à coyaux et croupette sur blochets côté cour. Dans le prolongement de ce volume, dépendance plus basse 
percée d'une baie à linteau droit. En retour d'angle, à g., aile d'étables en moellons de calcaire rehaussée de briques. 
En face, étables et granges sous bâtières d'éternit. Au centre, entrée charretière cintrée à grosse clé trapézoïdale 
du XVII' s. A dr., seconde entrée charretière refaite en 1821. Fermant la cour entre cette aile et le logis, 
petite construction abritant un colombier.
 
  



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